En moyenne, les démarches administratives qui suivent un décès représentent environ 200 heures de travail pour les proches, étalées sur plusieurs mois. Une grande partie de ce temps n’est pas consacrée aux démarches elles-mêmes, mais à la recherche des documents nécessaires pour les entamer. Près de 40 % des familles ne retrouvent pas tous les documents importants d’un proche décédé. Voici cinq documents qui, correctement rangés et signalés, changent vraiment la donne.
1. Le testament et les volontés funéraires
C’est le document le plus connu, mais aussi celui qu’on repousse le plus souvent. Au-delà de la répartition des biens, il peut préciser vos souhaits pour vos obsèques : type de cérémonie, lieu, prestataires souhaités. Autant de décisions qu’il est bien plus facile de prendre à froid qu’au moment du deuil.
Un testament n’a de valeur que s’il est retrouvé et connu de vos proches. Un testament rédigé chez un notaire est généralement enregistré et donc facilement localisable ; un testament olographe, rédigé de sa main sans passer par un notaire, doit impérativement être signalé à ses proches, sans quoi son existence même risque de ne jamais être découverte.
2. Les contrats d’assurance-vie
Contrairement à une idée reçue, l’assurance-vie n’entre pas automatiquement dans la succession classique, et les bénéficiaires ne sont pas toujours informés de son existence. Sans cette information, un contrat peut rester en déshérence pendant des années, les sommes finissant par revenir à l’État à défaut de réclamation dans les délais prévus.
Il est utile de préciser non seulement l’existence du contrat, mais aussi l’organisme concerné et, si possible, le numéro de contrat. Ces informations permettent à vos proches d’entamer les démarches directement, sans avoir à contacter tous les assureurs du marché un par un dans l’espoir de retrouver le bon.
3. La liste des comptes bancaires
Comptes courants, livrets, comptes joints ou séparés, comptes ouverts dans une autre ville à une autre période de la vie : une liste claire évite à vos proches de devoir contacter tous les établissements bancaires du pays pour vérifier l’existence d’un compte à votre nom. Cette recherche, quand elle doit être faite à l’aveugle, peut prendre plusieurs mois.
Pensez également aux comptes moins évidents : épargne salariale, plans d’épargne retraite, comptes-titres. Ces produits financiers sont souvent oubliés dans les inventaires informels, alors qu’ils représentent parfois une part significative du patrimoine.
4. Les contacts importants
Notaire, médecin traitant, expert-comptable, assureur, syndic de copropriété si vous êtes propriétaire : le simple fait de centraliser ces coordonnées fait gagner un temps précieux à vos proches, qui n’ont alors plus à chercher qui contacter en premier, ni dans quel ordre entreprendre les démarches.
Une bonne pratique consiste à indiquer, à côté de chaque contact, la nature de la relation ou du dossier concerné. Un simple nom et numéro de téléphone laisse souvent vos proches dans l’incertitude sur la raison pour laquelle ce contact a été noté.
5. Les accès numériques
De plus en plus de démarches et de souvenirs vivent uniquement en ligne : boîte mail, réseaux sociaux, photos stockées dans le cloud, abonnements divers. Sans un accès organisé, une partie de votre vie numérique peut devenir définitivement inaccessible à vos proches, y compris des souvenirs auxquels ils tiennent particulièrement, comme des années de photos de famille stockées sur un compte dont personne ne connaît le mot de passe.
Il ne s’agit pas nécessairement de transmettre tous vos mots de passe un par un, ce qui poserait d’ailleurs des questions de sécurité. Il s’agit plutôt d’indiquer l’existence de ces comptes et la marche à suivre pour, le cas échéant, en demander la clôture ou le transfert auprès des plateformes concernées, beaucoup ayant prévu des procédures spécifiques en cas de décès.
Un seul endroit plutôt que cinq
Le vrai défi n’est pas de savoir quels documents transmettre, mais de les garder à jour et accessibles au bon moment, ni trop tôt, ni trop tard. Un document rangé dans un tiroir physique, un mot de passe griffonné sur un carnet, un testament chez un notaire dont personne ne connaît le nom : autant d’informations qui existent, mais qui restent dispersées, et donc largement inutiles au moment où elles seraient nécessaires.
C’est précisément ce que permet la commode virtuelle Immortaliz : cinq tiroirs pensés pour ranger ces informations, avec un accès que vous contrôlez entièrement, aujourd’hui comme après votre départ.
Questions fréquentes
Faut-il transmettre l’original des documents, ou une copie suffit-elle ?
Pour la plupart des documents, signaler leur existence et leur emplacement suffit largement. Ce qui compte avant tout, c’est que vos proches sachent que le document existe et où le trouver, pas nécessairement qu’ils en possèdent une copie à l’avance.
Dois-je transmettre mes mots de passe directement à mes proches ?
Ce n’est pas toujours recommandé pour des raisons de sécurité. Il est souvent préférable d’indiquer l’existence des comptes et la procédure à suivre auprès de chaque plateforme, plutôt que de communiquer des mots de passe qui peuvent devenir obsolètes ou poser un risque s’ils sont mal conservés.
Combien de temps ces informations restent-elles valables ?
Ces informations évoluent avec votre vie : un nouveau compte, un déménagement, un changement d’assurance. Une vérification une à deux fois par an suffit généralement à garder ces informations à jour, sans que cela ne représente une charge importante.
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